BULLETIN DES AMIS QUÉBÉCOIS DU KOSSOVO

Le nouveau drapeau kosovar représente le tracé du pays en jaune sur fond bleu surmonté de six étoiles blanches. | AFP/Armend NimaniLE BULLETIN DES AMIS DU 

 KOSSOVO AU QUÉBEC

  Vol. 1 no 1                                                                                             Le 19 février 2008

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   Publié par le Comité québécois d’appui à l’indépendance du Kossovo   

Directeur : Gilles Rhéaume                           

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 Pendant que les appuis au KOSSOVO viennent de partout dans le monde, le Canada se fait attendre

 

Alors que les pays du monde annoncent leur reconnaissance du 194e pays sur terre,  pensons ici aux États-Unis, à la France, à la Turquie, à la Finlande, l’Allemagne, la Grande-Bretagne, l’Italie, à l’Afghanistan ou encore ont annoncé leur intention de le reconnaître, pensons à l’Autriche, la Belgique, la Lettonie, la Pologne, le Danemark, la Hongrie, la Lituanie, l’ Estonie, le Luxembourg, la Slovénie, la Suède, la Bulgarie et l’Irlande, le Canada de son côté étudie la question sans doute en la tournant dans tous les sens…

Les observateurs savent bien que ce qui retient le Canada c’est que le Québec pourrait tirer profit de ce cours 101 du processus menant à l’indépendance.

Comment le Canada pourrait-il donc reconnaître l’indépendance d’un pays basée sur une Déclaration unilatérale d’un Premier ministre chef d’une coalition gouvernementale, puis votée  par l’assemblée nationale de ce peuple ?

Comment le Canada peut-il cacher son trouble devant une Serbie impuissante et marginalisée qui crie au loup mais dont les grands de ce monde ne s’occupent pas ? Le Canada voit bien que son tour venu il ne sera plus maître de rien. Comment ne pas prendre conscience que Pristina plus que Belgrade retient l’écoute de Washington, Paris, Rome, Vienne, Berlin, Dublin, Copenhague, Helsinki, Varsovie, Ankara et Londres ? Changer Belgrade par Ottawa et vous comprendrez la profonfeur de l’actuelle névrose canadienne. Ce qu’un petit État de 2 millions d’habitants est en train de démontrer c’est que toutes les lois C-20 du monde n’ont aucune importance quand un peuple DÉCLARE son indépendance et que d’autres la reconnaissent ! Et tout cela sans référendum ! Quelle giffle à l’ultranationalisme canadien pour qui voler un référendum est permis.

Stéphane Dion a bien compris cela de la voix de ses maîtres:  »If you can’t beat them, join them ». Dion a voulu sauver les meubles en disant que les Kossovars avaient plus souffert que les Québécois, donc il faut reconnaître leur indépendance. Comme si la reconnaissance internationale d’un nouveau pays était une mesure de la souffrance des peuples. C’est une question de droit…international.

Un véritable électrochoc pour l’ultranationalisme canadien que cette dernière leçon de la vie internationale ! Et cela n’est pas fini… Toutes ces peurs, depuis le chaos évoqué comme un épouvantail par Jean Charest jusqu’aux sempiternelles menaces d’Ottawa, ne sont que du vent ! Deux éléments entrent en jeu pour faire un pays : la volonté du peuple concerné et celle de la communauté internationale. Le reste n’a aucune mais vraiment aucune importance. Ottawa comme Belgrade, le moment venu sera tout simplement discartée des affaires québécoises, périmée, mise hors jeu. Voilà pourquoi le Canada se fait attendre pour reconnaître ce qui est: l’indépendance d’un peuple ! L’axe Moscou, Belgrade, Ottawa ou des inconvénients de s’opposer à la liberté !

 

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Publié dans : Non classé |le 19 février, 2008 |Pas de Commentaires »

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